17 mar 2012, Commentaires (4)

Rob-Vel, l’interview rêvée…

Auteur: christelle

voulez-vous que je vous raconte une anecdote amusante ?

Hier matin, alors que Bertrand me reprochait un sommeil agité, je lui rétorquais crânement que si sommeil agité il y avait eu, il n’empêche que cette même nuit, j’avais interviewé Rob-Vel… en rêve, évidemment. Ce à quoi, ahuri, Bertrand m’a répondu : « Incroyable, moi aussi j’ai rêvé que je l’interviewais… » Nous n’avons pas fait le même rêve puisque moi, je rencontrais Rob-Vel dans son petit deux pièces près de la gare de l’Est, et lui, dans son pavillon, Villa Félix Faure.

Voilà pour l’anecdote. Vous avez le droit de rire de nous, on l’a fait bien avant vous !

Un joli Spirou, venu de 1938...

Pour revenir à Rob-Vel, il y a quelques semaines, nous vous racontions par quel étonnant hasard nous avions retrouvé sa petite soeur. Aujourd’hui, nous sommes toujours en relation avec elle, via son fils, et si nous regrettons que son témoignage ne nous apporte pas davantage de précisions sur le contexte de la création de Spirou, nous sommes absolument comblés par la richesse des quelques photos qu’ils nous ont offerts. Peu, mais quelles photos ! Exactement ce que nous cherchions : Robert Velter, en uniforme sur les paquebots et, le joyau, une magnifique photographie le représentant avec son épouse Blanche, en 1938-1939, dans leur pièce à vivre de leur deux pièces près de la Gare de l’Est, là exactement où fut créé Spirou. Robert à sa table à dessin, elle, debout, à ses côtés ; un décor magnifique : sur la porte, un fanion Spirou punaisé, une table de salle à manger, un châle à franges posé sur un fauteuil, une étagère de livres et, au-dessus, l’extraordinaire portrait de Blanche réalisé par Luc Lafnet, celui-là même que nous reproduirons dans notre ouvrage. Les voir ainsi, dans leur univers, est infiniment émouvant. Leur couple prend corps, on est dans la magie d’un passé revenu. Nous ne dirons jamais assez l’importance de prendre son temps pour de telles recherches : 2 ans et 4 mois que nous sommes sur le sujet et nous faisons encore des découvertes aussi fabuleuses…

Nous conservons évidemment cette précieuse documentation sauvegardée en de multiples endroits et nous sommes véritablement impatients de partager tout cela avec vous. J’ai bien conscience qu’on met vos nerfs à rude épreuve avec un tel délai mais c’est nécessaire. Le revers de la médaille, c’est qu’à force d’attendre, vous imaginez plein de choses et peut-être serez vous déçus… Enfin, on fait tout pour que cela n’arrive pas !

J’ai terminé hier soir la seconde phase d’écriture et lundi nous pourrons entamer la dernière ligne droite. C’est là que va se jouer l’essentiel de l’écriture, le rendu émotionnel de nos recherches telles que nous les vécues tout en restituant la richesse historique dont nous sommes aujourd’hui dépositaires. Trouver le juste équilibre, la parfaite distance. C’est là aussi que nous allons pouvoir vérifier la tenue de nos entretiens. La grande question demeure la suivante : « Avons-nous la matière nécessaire à notre récit ? »

Quinze semaines, voilà exactement le temps qu’il nous reste. Hier, l’un d’entre vous nous rappelait un des commandements du Code d’honneur des A. d. S. : « Un A. D. S. est toujours confiant et il est tenace. »

CQFD

Bon week-end,

Spirouette !

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