Tags: Luc Lafnet

17 fév 2013, Commentaires (2)

il y a des semaines…

Auteur: christelle

Il y a des semaines où tout se précipite… et celle qui se termine aujourd’hui a été très riche en trouvailles, émotions et promesses en tous genres.

La sortie de notre livre a eu le grand mérite de faire état au grand jour de nos recherches auprès de personnes  auxquelles nous n’aurions pas eu accès avant cela. Ainsi, nous avons été contacté par un ancien membre de la rédaction des publications Dupuis. Il a travaillé galerie du Centre à Bruxelles à partir de 1956 aux côtés de messieurs Troisfontaines, Delporte, Rosy… Nous sommes impatients de le rencontrer car il va pouvoir nous raconter par le menu l’organisation des rédactions, leurs interactions, mais aussi,et surtout, nous l’espérons, pouvoir éclaircir certains points. Cet aspect de l’histoire peut sembler loin de Spirou mais il permet de mieux comprendre l’état d’esprit de la maison Dupuis, lequel a toujours été en perpétuelle évolution, je dirais même en perpétuel tiraillement entre l’esprit de Jean Dupuis et la modernité.

Nous avons également repris contact avec un autre témoin. Il est un très grand connaisseur de la maison puisqu’il y a travaillé, et nous réservions son « interrogatoire » pour plus tard, ne pensant pas qu’il avait des choses à nous dire sur les premières années. Et c’était là une grossière erreur d’appréciation de notre part… Il nous a apporté des compléments d’informations que nous aurions bien aimé connaître sur l’épisode Hergé dans Spirou… Forts de ceux-là aujourd’hui, nous savons aujourd’hui dans quel sens compléter le sujet. On touche là la problématique de nos recherches sur des faits vieux de presque 70 ans, consignés dans aucun écrit. Thierry Martens était déjà décédé lorsque Pierre Matthews s’est souvenu de cet épisode, et les témoins à qui nous avons posé la question n’en avait pas connaissance. Nous avions déjà décidé de revenir sur la création du journal Tintin, ce ne sera donc pas difficile de revenir également sur cet épisode, les deux étant liés.

autoportrait de Luc Lafnet - 1935

Cette semaine s’est terminée en apothéose par l’annonce d’une vente aux enchères réalisée voici dix jours chez Artcurial de toutes les archives d’atelier de Luc Lafnet, celles-là même après lesquelles nous avons couru pendant trois ans et que sa détentrice refusait obstinément de nous montrer. Elle était d’ailleurs tellement obstinée qu’elle n’a pas voulu entendre notre demande et nous a raccroché au nez avant que nous ayons pu terminer notre plaidoirie. Après cela, elle n’a plus jamais répondu à aucun de nos appels… Rien d’étonnant de la part d’une femme qui a définitivement détruit la mémoire du peintre en brûlant toutes ses correspondances et autres documents. Bref, le fait que les archives aient été vendues signifie donc qu’elles vont enfin pouvoir être accessibles. D’ailleurs, nous avons appris cette vente par un de ses acheteurs, lequel nous annonce que dans son lot se trouvent des dessins troublants en rapport avec Spirou…  Encore quelques jours, le temps pour lui de tout trier et numériser.  Peut-être a-t-il la preuve irréfutable dont nous manquions jusque-là ? Comme vous l’imaginez, nous attendons fébrilement ces documents. Le mystère Davine sera-t-il lui aussi définitivement éclairci ? Nous avons reçu dernièrement par un de nos « correspondants » une planche signée Davine datée de 1935 dans laquelle apparaît le même peintre que dans la première planche de Spirou. Même barbe, même pipe, même implantation de cheveux, même chevalet… La ressemblance est frappante. Promis, nous vous la montrerons un jour, cette planche.

Si cela vous amuse, vous pouvez consulter en ligne le catalogue de la vente aux enchères : www.artcurial.com/pdf/2013/2277.pdf

Voilà les dernières nouvelles du front. Je vous l’avais dit, il y a des semaines où tout s’accélère…

A très bientôt,

Spirouette

Nous avons frisé l’arrêt du coeur

16 jan 2013, Commentaires (6)

J-2

Auteur: christelle

Bien, à voir comment à gauche et à droite, les commentaires affluent,  je crois que maintenant, vous avez une petite idée de notre Véritable histoire de Spirou. Tout ceci est très réjouissant, évidemment. La presse nous déroule un beau tapis aux couleurs de Spirou et nous nous sentons comme les porte-paroles de ce cher Espiègle et de tout ceux qui se sont jusque-là tenus dans l’ombre. Vous n’imaginez  pas comme c’est émouvant de les voir revivre. Plus qu’une réhabilitation, il s’agit de les rétablir dans l’Histoire ; et voir apparaître ces photos de Jean Dupuis, par exemple, alors que jusque-là chacun l’avait soigneusement oublié, c’est une sacrée récompense. Rendez-vous compte, quand même, que cet homme qui n’avait pas fait d’études, a monté une imprimerie qui a employé jusqu’à 2000 personnes, et surtout, qu’il a créé trois très grands magazines : Bonnes soirées, Le Moustique (qui existe encore aujourd’hui, 90 ans plus tard, sous le nom de Télémoustique !) et le petit dernier, le Journal de Spirou. Voilà un palmarès qui donne envie d’en savoir plus sur lui, non ?

Mais dans toute cette effervescence médiatique, il y en a un qui, une fois encore, passe à l’arrière-plan. Je veux parler de Rob-Vel. DLa Véritable histoire de Spirou par-ci, La Véritable histoire de Spirou par-là… on est ravis, heureux, mais on parle peu du coup de l’intégrale Rob-Vel qui paraît elle aussi vendredi. C’est vraiment un très beau livre qui permet enfin de découvrir le Spirou de Rob-Vel. Et puis, nous avons particulièrement soigné le dossier qui comporte des dessins inédits de Rob-Vel absolument magnifiques. Du Rob-Vel comme vous n’en avez jamais vus, comme nous n’en avions jamais vus non plus avant qu’ils ne nous tombent dessus ; nous ne sommes pas plus malins que vous !

C’est vrai que ces deux livres représentent un coût non négligeable, mais sincèrement, ne passez pas à côté de cette intégrale. Elle n’est pas un résumé de notre Véritable histoire de Spirou ; elle est riche d’un récit qui lui est propre et ce serait dommage de la considérer avec moins d’intérêt. Elle mérite plus que ça.

Voilà, c’est dit.

Je précise que nous ne touchons aucun droit sur cette intégrale.

Allez, plus que deux nuits dormir avant la sortie…

Amie, partout, toujours,

Spirouette

Ca y est, notre livre existe réellement, il est arrivé à Marcinelle aujourd’hui. Le bébé pèse 1,5 kg parait-il. 1,2 kg de moins que le Delporte. Il sera certainement plus confortable à lire au lit !

Jusque-là, nous n’avions que les cahiers non reliés envoyés par l’imprimeur et maintenant… Il nous faudra hélas attendre lundi, ou même mardi, pour recevoir nos premiers exemplaires. On trépigne d’impatience, évidemment.

En attendant, nous avons de quoi nous occuper, rassurez-vous. Nous consacrons toute notre énergie à l’étude de lourdes archives récupérées il y a 5 ou 6 semaines, archives que nous décortiquons et classons méthodiquement. Mais l’étude de documents est un puits sans fonds. On croit en avoir extrait tout leur contenu et quand on les relis, un ou deux ans plus tard, à l’aune de nouvelles informations, on découvre de nouveaux éléments… Hier, c’est bêtement en feuilletant tout-à-fait fortuitement un extrait de notre bio de Delporte que je me suis aperçue qu’elle décelait de nombreuses informations que j’avais totalement oubliées depuis. A croire que je n’ai pas travaillé 4 ans dessus ! Toujours est-il que nous avons amassé ces dernières semaines plein d’infos que nous aurions pu utiliser pour le premier volume. Mais, maintenant que nous connaissons exactement la forme de notre travail, nous savons très précisémment comment nous pourrons les exploiter dans le second tome de façon tout-à-fait naturelle.

Hormis ce travail d’archives, nous commençons ces jours-ci à répondre à quelques sollicitations en vue de la sortie du livre. Une télé sur France 5, quelques projections du documentaire de Pascal Forneri suivies d’une conférence, etc. Aujourd’hui, par exemple, nous avons eu la charmante visite de Jean-Pierre Mercier chargé de la grande expo Spirou qui aura lieu cet été à Angoulême. Notre mission : l’aider dans la sélection et la recherche de certains documents ainsi que lui apporter une sorte de rigueur historique. Nous avons le sentiment de devoir porter la bonne parole et c’est très étrange en somme.

Avez-vous vu les quelques previews affichées sur le site inedispisrou ?

A tès bientôt,

Spi.

18 sept 2012, Commentaires (0)

Auteur: christelle

Après un long moment sans grandes véritables avancées -relectures, corrections, etc -, voilà que la réalisation de notre livre avance à grands pas. Il est d’ailleurs sur le point d’être terminé.

Hier soir, je suis revenue d’une seconde longue séance de mise au point avec Philippe Ghielmetti, le maquettiste, au cours de laquelle nous avons peaufiné sa mise en page. Notre parti pris ? Beaucoup de pleines pages afin de mettre en valeur les documents proposés. Peu de planches ou de couvertures du journal, au final, puisque, tôt ou tard, elles seront toutes publiées dans des conditions optimales. Nous privilégions les photos, les courriers, les illus rares…

Ce qui est amusant, c’est que, comme nous, Philippe prend le parti de faire ce qu’il a à faire, et la pagination suivra ! On avance en se faisant plaisir, sans se priver de l’une ou l’autre envie. C’était une bonne chose de renoncer à étirer notre récit jusqu’en 1950, sinon, nous aurions du rentrer toute cette belle imagerie au chausse-pied !

Mon document préféré ? Sans aucun doute la reproduction du tableau téléphonique de Paul Dupuis, dans son agenda 1945. Il y a les numéros de téléphone de Doisy, Moons, son frère Charles, René Matthews… 487715, c’est le téléphone de Doisy. Je regarde cette liste de noms et je rêve à l’idée que peut-être, ils pourraient décrocher si l’envie me prenait de composer leurs numéros…

Mais j’aime aussi beaucoup la photo « plein pot » de la marionnette de Spirou et l’affiche inédite de Jijé, les photos de Lafnet, Blanche et Rob-Vel, celles des enfants Dupuis en pyjama… Il en reste une de Paul Dupuis et Blanche, son épouse. Ils sont décontractés, heureux, plein d’amour et de joie. C’est pendant la guerre, leur petit garçon de deux ans est en Angleterre -ils ne le reverront pas avant ses sept ans – et pourtant, ils sourient. Quelle leçon ! Nous n’avons pas encore placé cette photo mais je sais qu’elle aura SA place. Elle me touche beaucoup.

Nous avons commencé la rédaction des légendes. Sacré boulot !

Aujourd’hui, mardi, Philippe termine la mise en page du dernier chapitre, des annexes et des portraits.

C’est un vrai plaisir de travailler avec lui. Je le nourris de meringues, histoire de lui donner de l’énergie, lui qui travaille sept jours sur sept en ce moment…

A très bientôt,

Spirouette

Huit jou

10 sept 2012, Commentaires (8)

la voici, la voilà !

Auteur: christelle

Nous sommes heureux de pouvoir enfin vous montrer la couverture… signée Philippe Ghielmetti. Il y aura sans doute quelques retouches mais telle qu’elle est, elle nous plait ! Reste à savoir si elle fait de l’effet, comme dans la chanson…

A bientôt,

Spi.

28 jan 2012, Commentaires (2)

Spirou en conférence !

Auteur: christelle

Spirou en conférence, oui, tout arrive !

Ce sera le vendredi 17 février prochain dans le cadre des matinées du patrimoine organisées par le Centre National de la littérature pour la jeunesse, à Paris, rue Cardinet.

Une matinée entière dédiée à Spirou et Fantasio, animée par vos fidèles serviteurs, Bertand et moi-même, très honorés de vous présenter pour l’occasion notre Spirou, et vous parlez de nos recherches, notre méthodologie, etc.

L’entrée est libre, sur réservation seulement.

Pour vous inscrire :

Marion Caliyannis, tél. : 01.53.79.57.06.
Lieu : Fondation du Crédit Mutuel pour la lecture, salle des conférences
88 rue Cardinet 75017 Paris (Métro : Malesherbes ligne 3).

Au plaisir de vous y voir, peut-être…

Voilà, voilà…

Spirouette

9 déc 2010, Commentaires (1)

Mystèrieuse Blanche Dumoulin…

Auteur: christelle

C’est drôle comme parfois, les  découvertes nous arrivent sans crier gare. Hier, juste un mail de notre ami Yann. En deux mots, son texte était « Regardez ce que je viens de trouver par hasard en feuilletant de vieux catalogues de vente aux enchères ! »  J’ouvre la pièce jointe et là, que vois-je ? Des recherches de personnage pour Spirou signés Rob-Vel ! Yann venait d’introduire dans nos recherches une avancée fulgurante. Non seulement, d’un point de vue historique, ces dessins sont extraordinaires mais en plus, les commentaires qui les accompagnaient nous ouvrent toutes grandes les portes pour dénicher les archives de Luc Lafnet, le peintre qui aurait pris part d’une façon mystérieuse au duo Rob-Vel/Davine.

Voici la tombe de Luc lafnet, au cimetière de Maule, en France. Nous sommes en contact avec les actuels propriétaires de la maison qu'il s'y est faite construire en 1937. Eux aussi s'intéressent de près à cet homme là et nous avons échangé nos connaisances un dimanche après-midi, cet été ; cela s'est terminé par une visite au cimetière, comme il se doit. Décidément, Spirou nous aura souvent menés au cimetière...

En effet, ces dessins mis en vente faisaient parti des archives de Luc Lafnet et il est donc tout à fait probable que la personne qui les a confiées à la vente est la dépositaire de TOUTES les archives Lafnet. Auquel cas, il ne nous reste plus qu’à entrer en contact avec le commissaire priseur pour que celui-ci accepte de nous confier ses coordonnées.

Mais pourquoi cherche-t-on les archives de cet homme, nous direz-vous ? Tout simplement parce que tout ce qui jusque-là a été dit sur sa participation à Spirou ne colle pas du tout avec ce que nous savons sur lui, ni sur la thèse qui a été faite sur lui voici 30 ans. On cherche donc à faire la part des choses entre la légende et l’histoire. La vérité se trouve dans ses archives, nous a-t-on dit. C’est pourquoi il est important de les retrouver.

Ch.