Tags: Jean Dupuis

16 jan 2013, Commentaires (6)

J-2

Auteur: christelle

Bien, à voir comment à gauche et à droite, les commentaires affluent,  je crois que maintenant, vous avez une petite idée de notre Véritable histoire de Spirou. Tout ceci est très réjouissant, évidemment. La presse nous déroule un beau tapis aux couleurs de Spirou et nous nous sentons comme les porte-paroles de ce cher Espiègle et de tout ceux qui se sont jusque-là tenus dans l’ombre. Vous n’imaginez  pas comme c’est émouvant de les voir revivre. Plus qu’une réhabilitation, il s’agit de les rétablir dans l’Histoire ; et voir apparaître ces photos de Jean Dupuis, par exemple, alors que jusque-là chacun l’avait soigneusement oublié, c’est une sacrée récompense. Rendez-vous compte, quand même, que cet homme qui n’avait pas fait d’études, a monté une imprimerie qui a employé jusqu’à 2000 personnes, et surtout, qu’il a créé trois très grands magazines : Bonnes soirées, Le Moustique (qui existe encore aujourd’hui, 90 ans plus tard, sous le nom de Télémoustique !) et le petit dernier, le Journal de Spirou. Voilà un palmarès qui donne envie d’en savoir plus sur lui, non ?

Mais dans toute cette effervescence médiatique, il y en a un qui, une fois encore, passe à l’arrière-plan. Je veux parler de Rob-Vel. DLa Véritable histoire de Spirou par-ci, La Véritable histoire de Spirou par-là… on est ravis, heureux, mais on parle peu du coup de l’intégrale Rob-Vel qui paraît elle aussi vendredi. C’est vraiment un très beau livre qui permet enfin de découvrir le Spirou de Rob-Vel. Et puis, nous avons particulièrement soigné le dossier qui comporte des dessins inédits de Rob-Vel absolument magnifiques. Du Rob-Vel comme vous n’en avez jamais vus, comme nous n’en avions jamais vus non plus avant qu’ils ne nous tombent dessus ; nous ne sommes pas plus malins que vous !

C’est vrai que ces deux livres représentent un coût non négligeable, mais sincèrement, ne passez pas à côté de cette intégrale. Elle n’est pas un résumé de notre Véritable histoire de Spirou ; elle est riche d’un récit qui lui est propre et ce serait dommage de la considérer avec moins d’intérêt. Elle mérite plus que ça.

Voilà, c’est dit.

Je précise que nous ne touchons aucun droit sur cette intégrale.

Allez, plus que deux nuits dormir avant la sortie…

Amie, partout, toujours,

Spirouette

Ca y est, notre livre existe réellement, il est arrivé à Marcinelle aujourd’hui. Le bébé pèse 1,5 kg parait-il. 1,2 kg de moins que le Delporte. Il sera certainement plus confortable à lire au lit !

Jusque-là, nous n’avions que les cahiers non reliés envoyés par l’imprimeur et maintenant… Il nous faudra hélas attendre lundi, ou même mardi, pour recevoir nos premiers exemplaires. On trépigne d’impatience, évidemment.

En attendant, nous avons de quoi nous occuper, rassurez-vous. Nous consacrons toute notre énergie à l’étude de lourdes archives récupérées il y a 5 ou 6 semaines, archives que nous décortiquons et classons méthodiquement. Mais l’étude de documents est un puits sans fonds. On croit en avoir extrait tout leur contenu et quand on les relis, un ou deux ans plus tard, à l’aune de nouvelles informations, on découvre de nouveaux éléments… Hier, c’est bêtement en feuilletant tout-à-fait fortuitement un extrait de notre bio de Delporte que je me suis aperçue qu’elle décelait de nombreuses informations que j’avais totalement oubliées depuis. A croire que je n’ai pas travaillé 4 ans dessus ! Toujours est-il que nous avons amassé ces dernières semaines plein d’infos que nous aurions pu utiliser pour le premier volume. Mais, maintenant que nous connaissons exactement la forme de notre travail, nous savons très précisémment comment nous pourrons les exploiter dans le second tome de façon tout-à-fait naturelle.

Hormis ce travail d’archives, nous commençons ces jours-ci à répondre à quelques sollicitations en vue de la sortie du livre. Une télé sur France 5, quelques projections du documentaire de Pascal Forneri suivies d’une conférence, etc. Aujourd’hui, par exemple, nous avons eu la charmante visite de Jean-Pierre Mercier chargé de la grande expo Spirou qui aura lieu cet été à Angoulême. Notre mission : l’aider dans la sélection et la recherche de certains documents ainsi que lui apporter une sorte de rigueur historique. Nous avons le sentiment de devoir porter la bonne parole et c’est très étrange en somme.

Avez-vous vu les quelques previews affichées sur le site inedispisrou ?

A tès bientôt,

Spi.

18 sept 2012, Commentaires (0)

Auteur: christelle

Après un long moment sans grandes véritables avancées -relectures, corrections, etc -, voilà que la réalisation de notre livre avance à grands pas. Il est d’ailleurs sur le point d’être terminé.

Hier soir, je suis revenue d’une seconde longue séance de mise au point avec Philippe Ghielmetti, le maquettiste, au cours de laquelle nous avons peaufiné sa mise en page. Notre parti pris ? Beaucoup de pleines pages afin de mettre en valeur les documents proposés. Peu de planches ou de couvertures du journal, au final, puisque, tôt ou tard, elles seront toutes publiées dans des conditions optimales. Nous privilégions les photos, les courriers, les illus rares…

Ce qui est amusant, c’est que, comme nous, Philippe prend le parti de faire ce qu’il a à faire, et la pagination suivra ! On avance en se faisant plaisir, sans se priver de l’une ou l’autre envie. C’était une bonne chose de renoncer à étirer notre récit jusqu’en 1950, sinon, nous aurions du rentrer toute cette belle imagerie au chausse-pied !

Mon document préféré ? Sans aucun doute la reproduction du tableau téléphonique de Paul Dupuis, dans son agenda 1945. Il y a les numéros de téléphone de Doisy, Moons, son frère Charles, René Matthews… 487715, c’est le téléphone de Doisy. Je regarde cette liste de noms et je rêve à l’idée que peut-être, ils pourraient décrocher si l’envie me prenait de composer leurs numéros…

Mais j’aime aussi beaucoup la photo « plein pot » de la marionnette de Spirou et l’affiche inédite de Jijé, les photos de Lafnet, Blanche et Rob-Vel, celles des enfants Dupuis en pyjama… Il en reste une de Paul Dupuis et Blanche, son épouse. Ils sont décontractés, heureux, plein d’amour et de joie. C’est pendant la guerre, leur petit garçon de deux ans est en Angleterre -ils ne le reverront pas avant ses sept ans – et pourtant, ils sourient. Quelle leçon ! Nous n’avons pas encore placé cette photo mais je sais qu’elle aura SA place. Elle me touche beaucoup.

Nous avons commencé la rédaction des légendes. Sacré boulot !

Aujourd’hui, mardi, Philippe termine la mise en page du dernier chapitre, des annexes et des portraits.

C’est un vrai plaisir de travailler avec lui. Je le nourris de meringues, histoire de lui donner de l’énergie, lui qui travaille sept jours sur sept en ce moment…

A très bientôt,

Spirouette

Huit jou

10 sept 2012, Commentaires (8)

la voici, la voilà !

Auteur: christelle

Nous sommes heureux de pouvoir enfin vous montrer la couverture… signée Philippe Ghielmetti. Il y aura sans doute quelques retouches mais telle qu’elle est, elle nous plait ! Reste à savoir si elle fait de l’effet, comme dans la chanson…

A bientôt,

Spi.

24 mar 2012, Commentaires (2)

13 + 16 = 29 pages !

Auteur: christelle

29 pages, voilà exactement là où j’en suis. On est vendredi, il est 22 heures 13 et je viens de fermer la première partie sur laquelle je travaillais depuis le début de l’après-midi. Avant cela, soucieuse de conserver une certaine rigueur chronologique, et surtout une avancée progressive et organisée du texte, je m’étais échauffée sur l’introduction.

Treize premières pages pour raconter les éditions Dupuis, depuis la naissance de Jean Dupuis en 1875 jusqu’à 1937, date à laquelle il décide de fonder Spirou. Sous forme rédactionnelle, émaillée d’extraits d’entretiens, j’ai voulu prendre le temps de cette longue intro pour camper l’ambiance. Spirou n’est pas né là par hasard et il serait absolument incongru de le couper de ses racines prises dans celles de la famille Dupuis. Pour raconter cela, nous avons la chance de bénéficier du très précieux appui de leurs archives familiales.  A la fois les célèbres mémoires de Jean Dupuis écrites lors de son exil en Angleterre pendant la guerre, mais aussi de celles de sa fille aînée Marie-Louise, ainsi que des souvenirs des petits-enfants de Jean. Pourtant, malgré cette base de travail solide et sérieuse, j’ai malgré tout du faire face à quelques incohérences : pour un même évènement, les différentes sources me proposaient des années différentes ! Qui croire ?! De micro-enquêtes se sont imposées… Quand je vois la qualité des documents originels, je reste perplexe sur toutes les infos qu’on trouve sur le net… Dans un souci de pure précision à l’attention des futurs chercheurs qui se pencheront sur Spirou, j’ai essayé tant que je le pouvais d’intégrer des précisions qui peuvent sembler superflues, telles que les diplômes exacts de René Matthews, les dates exactes de mariage (relevés d’après le livret de famille), les prénoms exacts et complets, etc. Autant de détails qui, dans le cadre de certaines recherches, peuvent grandement aider à dérouler le fil.

Comme je vous le disais, 13 pages pour cette intro. Afin qu’elles ne soient pas 13 pages de trop, je me suis évertuée à rendre le récit plaisant ; l’idée serait qu’il puisse se lire « comme une histoire ». Ce soir, je n’ai évidemment aucun recul et c’est là justement que ma collaboration avec Bertrand prend tout son sens. A lui, maintenant, de lire mon texte et de l’améliorer. Une écriture à quatre mains, en deux temps, si vous voulez. C’est ainsi que nous procédons pour les dossiers des intégrales, par exemple, et il est vrai que c’est un fonctionnement qui nous va bien. J’ai confiance en ses remarques et nous avons suffisamment d’expérience en la matière pour savoir « à peu près » gérer les difficultés de façon harmonieuse. Au pire, on s’engueule, mais la vie commune vient prendre le relais quand l’écriture nous oppose !

Et les 16 autres pages, me direz-vous ? Ah, les 16 autres pages… 1937-1938, autrement dit la naissance de Spirou. Et si j’ai poursuivi ce soir le travail en soirée, c’est parce que je voulais aller jusqu’au bout de cette première partie du premier chapitre… Réalisée sous forme de témoignages qui se répondent les uns aux autres, une polyphonie au doux accent wallon… Parfois, et c’est merveilleux, les interventions se répondent les unes aux autres, s’imbriquent comme par magie… et je ne peux alors m’empêcher de pousser un cri victorieux ! Comme je vous le disais précédemment, à cette étape là du travail, ça passe ou ça casse. Et j’avoue que pour le moment, ça passe plutôt bien. Et quand ce n’est pas le cas, je laisse tomber et me dit que telle ou telle intervention pourra bien prendre sa place ailleurs. Je vous l’ai dit, ce livre est un puzzle !

Mais là aussi, je manque quand même de recul. Attendons la relecture de lundi !

Un A. D. S. est toujours confiant et il est tenace !

Bon week-end à vous, il va faire très beau…

Spirouette-cacahuète !

Nos recherches avancent et prennent de nouveau une tournure assez inattendue… Non, on n’a pas de super grande trouvaille à vous raconter qui nous aurait fait friser l’apoplexie. Après avoir le sentiment d’avoir mis le doigt sur « l’esprit Spirou », nous sommes  en train de comprendre « l’esprit Dupuis » et d’évaluer à sa juste mesure l’impact qu’il a eu sur Spirou.

Pierre Matthews et votre dévouée Spirouette. plus rien d'autre n'avait d'importance à ce moment-là que la compréhension intime de ses propos... Une pure rencontre !

Après avoir entendu parler pendant des décennies de la mentalité de cette famille racontée d’un point de vue chaque fois très subjectif, en rencontrant les petits-enfants de Jean Dupuis, nous en avons aujourd’hui une toute autre vue. Il ne s’agit pas de réécrire quoi que ce soit mais d’expliciter véritablement leur approche morale, politique et industrielle. En cela, notre seconde rencontre avec le fils de René Matthews il y a dix jours a été absolument fabuleuse. Nous avons en tout 7 heures d’entretien avec lui… Il a répondu à toutes nos questions avec une analyse et une sincérité admirable, ne se défaussant pas quand nous abordions des sujets délicats. Et il y en a eu… Nous n’étions pas là pour juger mais pour comprendre, je crois qu’il l’a compris. Nous avons profité de l’aubaine pour évoquer des sujets plus larges et, mieux vaut tard que jamais, toute l’époque Delporte. Quel dommage que nous ne l’ayons rencontré que maintenant… Enfin, si une nouvelle édition de notre bio sur Delporte s’offre à nous, nous pourrons la réactualiser avec bonheur !

Pour revenir à Spirou, nous avions entendu dire partout et toujours que Doisy, Delporte ou Martens n’avaient jamais eu le titre de rédac’ chef, et que le « vrai » rédac’ chef du journal était Charles Dupuis, et, comme beaucoup je crois, nous en déduisions que les autres faisaient le boulot à sa place.  Et bien non ! C’était un peu plus compliqué que cela, à Marcinelle ! Là-bas, il n’y avait que des fonctions, pas de titre. Doisy, Delporte et Martens avaient bien la responsabilité de ce rôle, et s’il n’en avait pas le titre, c’est parce que personne, ni eux ni les dirigeants, n’en avaient ! Question de morale, naturellement. Pierre Matthews nous l’a expliqué en ces termes : »Chez nous, on ne se vantait pas. Et si par malheur je disais à mes camarades que mon père était directeur chez Dupuis, je me faisais disputer par ma mère. Je devais dire « imprimeur ». Se vanter, c’était un péché ! »  Idem pour la fille de Paul Dupuis qui, elle, disait à ses camarades de classe que son père était fermier (!) : ainsi, elle obéissait au précepte familial. Et la lumière fut ! Voilà enfin une réponse à notre question : « Doisy était-il vraiment rédacteur en chef ou bien en usurpait-il le titre ? La réponse est non, il n’usurpait pas ce titre là et je peux continuer à l’admirer en toute sérénité ! Si Charles avait eu un titre, cela aurait été celui de « directeur de la publication ». C’est en arrivant dans l’entreprise que la troisième génération de dirigeants a demandé – exigé ? – un titre.

Voilà, entre autre, le genre d’éclairage que notre rencontre avec Pierre Matthews nous a offert. Ca n’a l’air de rien, mais dans le cadre de nos recherches, c’est énorme ! La création de Spirou est bien trop intimement liée à l’esprit des Dupuis pour que nous fassions l’impasse. On commence à dégager une analyse fine, comme on dit, de leur état d’esprit, et là, ça continue d’être passionnant ! Aujourd’hui, j’ai l’impression que c’est tout un livre que nous devrions écrire sur cette entreprise familiale. Le sujet est fabuleux et tellement riche ! Spirou est vraiment un miracle à tiroirs que nous ouvrons les uns après les autres…

Vendredi nous repartons en Belgique pour une journée à farfouiller dans une partie des archives familiales que Pierre Matthews a mises à notre disposition. C’est un très beau cadeau qu’il nous fait et nous lui en sommes très reconnaissants. Quand nous l’avons vu, il portait fièrement au revers de sa veste son insigne d’AdS. C’est touchant de rencontrer ces gens qui aujourd’hui encore, alors que l’entreprise est vendue depuis 30 ans, sont encore très émus par leur patrimoine familial… comme s’ils n’en revenaient toujours pas ! Quelle aventure humaine, tout de même !!!

R comme Robbedoes... Si René Matthews donnait à lire Spirou en français à ses enfants, il n'empêche qu'ils étaient AdS, côté Flamand !

Bon, samedi nous mettrons notre tenue de spéléologue que nous aurons déjà revêtue la veille chez Isabelle Franquin. Une journée complète avec elle pour évoquer le passé et dénicher quelques photos ou peut-être même des courriers…  ou l’enregistrement de la Flûte de l’oubli ! Nous ne perdons pas de vue le fameux feuilleton radiophonique après lequel nous courrons toujours…

Promis, si on le trouve, on vous le dit !

A bientôt,

Spirouette !

30 mar 2011, Commentaires (1)

Bonne étoile !

Auteur: christelle

Jean Dupuis, sa dernière photo... (coll. famille Dupuis)

Ce projet serait-il né sous une bonne étoile ? Parfois, on se pose la question… Ce dont on est sûr, c’est que nous sommes sous la protection d’une bonne fée et celle-ci n’est autre que la fille de Paul Dupuis. Elle nous envoie régulièrement documents et témoignages qui apportent à notre récit l’épaisseur dont on rêvait.

Hier, j’ai finalisé à 90% la mise en place des témoignages sur l’épisode du Théâtre du Farfadet puis, sur ma lancée, j’ai entrepris celle de la création du personnage. Mais cela n’était pas très satisfaisant : en deux ou trois tirades, l’affaire était faite. Même si plusieurs personnes nous en ont parlé, chacun savait à peu près la même chose et après l’écrémage nécessaire pour éviter les répétitions, il ne restait que peu de détail, finalement.

Et puis, un mail… Notre chère fée qui nous envoie sans aucun ménagement la retranscription des notes de son grand-père, Jean Dupuis lui-même, à propos de la création de Spirou. Nous avions déjà trouvé quelques paragraphes intéressants dans ses mémoires écrits lors de son exil en Angleterre pendant la guerre mais la matière était très légère. Nous étions même surpris qu’il aborde si peu le sujet alors si frais dans sa vie. J’imagine que lorsque ses enfants et petits-enfants ont rassemblé ses textes pour les éditer, ils ont fait une sélection.

Toujours est-il  que les deux pages reçues hier sont providentielles. Je me demande même si nous n’allons pas garder intact ce texte et s’en servir pour démarrer ce récit. C’est tout de même de lui qu’est venue l’impulsion de créer Spirou. Qui, mieux que lui, peut nous en parler, maintenant que nous savons que des écrits aussi riches existent ?

Hier, l’écriture du farfadet m’a permit de voir quelle forme est nécessaire pour dérouler le récit d’un épisode. Là (est-ce le sujet qui voulait ça ?), je n’ai pu faire autrement qu’y apporter une introduction ET une conclusion. C’est la seule façon d’ajouter notre analyse et des précisions découvertes au fil de l’enquête. Le résultat me plait bien. Bertrand doit maintenant en faire une relecture et y apporter les changements qui iront dans le sens d’un récit plus clair. C’est notre méthode de travail : l’un écrit et l’autre relit le texte du premier et y apporte les corrections nécessaires. Les rôles s’inversent en fonction de la nature du sujet et les corrections apportées ne posent finalement jamais de problème. Cela fait un peu plus de quinze ans que nous écrivons ensemble  et nous avons eu le temps de nous connaitre sur ce terrain là également.  Cette organisation permet de varier le travail et de partager le poids de certains projets.

Ca nous va bien.

A très bientôt,

Spirouette

14 juin 2010, Commentaires (0)

Au commencement…

Auteur: christelle

Cela fait bien longtemps que nous n’avons donné de nos nouvelles.
Les contours du livre se précisent : j’ai commencé la rédaction de l’introduction qui comprendra toute la genèse des éditions Dupuis, depuis la naissance de Jean Dupuis jusqu’à la création de Spirou et son journal éponyme. Je crois qu’il est important de connaître les années fondatrices de la Maison pour bien comprendre les choix qui suivront, les attitudes des uns et des autres dirigeants. Spirou, c’est aussi une importante entreprise familiale, une épopée passionnante. Nous avons comme base de travail sur ces années-là les Mémoires de Jean Dupuis, écrites pendant ses années d’exil en Angleterre pendant la guerre et les souvenirs de ses petits-enfants, Michel et Jacqueline Dupuis. Notre chance est que ses mémoires sont remarquablement écrits : précisions de lieu et de date, de noms… mais Jean Dupuis a également et surtout réussi à très bien retranscrire ses émotions, son ressenti. Il en ressort un récit absolument passionnant, qui se lit comme un roman. Je vais donc utiliser cette base et l’étoffer du récit de ses descendants. Cette partie s’appellera : « Genèse ». Juste parce qu’un jour, j’ai eu en tête que ça commencera par : « Au commencement, il y avait… » Sans m’en rendre compte immédiatement, j’utilisais les premiers mots de la Bible. Or, quand on connaît la Foi de Jean Dupuis, on ne peut être plus à propos…
Donc, maintenant, vous connaissez les premiers mots de notre livre. « Au commencement, il y avait… Jean Dupuis. »
Il ne nous reste plus qu’à écrire la suite de l’histoire…
A bientôt,