Tags: André Moons

13 jan 2014, Commentaires (6)

Il y a des jours où…

Auteur: christelle

Il y a des jours où tout s’emballe. Et c’est le cas en ce moment.

La parution de notre livre traitant des premières années de Spirou pourrait laisser croire que le dossier est clos et que nous sommes passés à l’époque suivante. Mais il n’en est rien. Passionnés par ces années de guerre où le Journal de Spirou se révéla acteur de la Résistance, nous avons poursuivi nos recherches. En l’occurrence, nous étions frustrés de ne pas en savoir davantage sur le rôle et les actions concrètes de Jean Doisy.

C'est derrière la fenêtre de son bureau que Jean Doisy menait ses activités secrète...

Derrière cette fenêtre, son bureau derrière lequel il menait une guerre secrète...

Nous avons donc multiplié les démarches, et découvert bien des choses… Parmi tous les fils que nous avons tirés, il en était un qui, en cascade, nous a apporté son lot de révélations. Il ne nous reste plus qu’à dérouler les évènements, les noms, creuser certaines sources… L’énergie dépensée ces derniers mois a été payante, et il se trouve que l’homme est à la hauteur de ce que nous en avions imaginé, et renforce plus encore ce que nous vous en avions dit. Il a pris part activement à certains épisodes clés dans l’histoire de la Résistance belge, il a protégé des vies, sauvé des enfants, combattu activement le nazisme…

L’histoire est belle et il ne nous reste plus qu’à trouver le bon moment pour vous la raconter. Est-ce que ce sera dans le dossier d’introduction de l’intégrale Valhardi que nous préparons pour la fin de l’année ? Sans doute. Valhardi, qu’il a créé, représente le héros intègre qu’il rêvait certainement d’être et incarnait toutes les valeurs qu’il avait développées dans le Code d’honneur des Amis de Spirou.  Ces valeurs étant proches de celles de la Résistance, le fil conducteur est tout trouvé entre ces deux sujets. Mais, contexte oblige, nous ne pourrons sans doute pas tout vous dire. Alors peut-être est-ce que nous glisserons aussi quelques fragments dans l’intégrale du Spirou de Jijé. Ou bien garderons-nous jalousement tout cela pour l’édition augmentée de notre Véritable histoire de Spirou que, peut-être, nous écrirons un jour…

L’histoire le dira.

On vous l’avait bien dit : les recherches continuent.

A bientôt,

Spi.

Ca y est, notre livre existe réellement, il est arrivé à Marcinelle aujourd’hui. Le bébé pèse 1,5 kg parait-il. 1,2 kg de moins que le Delporte. Il sera certainement plus confortable à lire au lit !

Jusque-là, nous n’avions que les cahiers non reliés envoyés par l’imprimeur et maintenant… Il nous faudra hélas attendre lundi, ou même mardi, pour recevoir nos premiers exemplaires. On trépigne d’impatience, évidemment.

En attendant, nous avons de quoi nous occuper, rassurez-vous. Nous consacrons toute notre énergie à l’étude de lourdes archives récupérées il y a 5 ou 6 semaines, archives que nous décortiquons et classons méthodiquement. Mais l’étude de documents est un puits sans fonds. On croit en avoir extrait tout leur contenu et quand on les relis, un ou deux ans plus tard, à l’aune de nouvelles informations, on découvre de nouveaux éléments… Hier, c’est bêtement en feuilletant tout-à-fait fortuitement un extrait de notre bio de Delporte que je me suis aperçue qu’elle décelait de nombreuses informations que j’avais totalement oubliées depuis. A croire que je n’ai pas travaillé 4 ans dessus ! Toujours est-il que nous avons amassé ces dernières semaines plein d’infos que nous aurions pu utiliser pour le premier volume. Mais, maintenant que nous connaissons exactement la forme de notre travail, nous savons très précisémment comment nous pourrons les exploiter dans le second tome de façon tout-à-fait naturelle.

Hormis ce travail d’archives, nous commençons ces jours-ci à répondre à quelques sollicitations en vue de la sortie du livre. Une télé sur France 5, quelques projections du documentaire de Pascal Forneri suivies d’une conférence, etc. Aujourd’hui, par exemple, nous avons eu la charmante visite de Jean-Pierre Mercier chargé de la grande expo Spirou qui aura lieu cet été à Angoulême. Notre mission : l’aider dans la sélection et la recherche de certains documents ainsi que lui apporter une sorte de rigueur historique. Nous avons le sentiment de devoir porter la bonne parole et c’est très étrange en somme.

Avez-vous vu les quelques previews affichées sur le site inedispisrou ?

A tès bientôt,

Spi.

18 sept 2012, Commentaires (0)

Auteur: christelle

Après un long moment sans grandes véritables avancées -relectures, corrections, etc -, voilà que la réalisation de notre livre avance à grands pas. Il est d’ailleurs sur le point d’être terminé.

Hier soir, je suis revenue d’une seconde longue séance de mise au point avec Philippe Ghielmetti, le maquettiste, au cours de laquelle nous avons peaufiné sa mise en page. Notre parti pris ? Beaucoup de pleines pages afin de mettre en valeur les documents proposés. Peu de planches ou de couvertures du journal, au final, puisque, tôt ou tard, elles seront toutes publiées dans des conditions optimales. Nous privilégions les photos, les courriers, les illus rares…

Ce qui est amusant, c’est que, comme nous, Philippe prend le parti de faire ce qu’il a à faire, et la pagination suivra ! On avance en se faisant plaisir, sans se priver de l’une ou l’autre envie. C’était une bonne chose de renoncer à étirer notre récit jusqu’en 1950, sinon, nous aurions du rentrer toute cette belle imagerie au chausse-pied !

Mon document préféré ? Sans aucun doute la reproduction du tableau téléphonique de Paul Dupuis, dans son agenda 1945. Il y a les numéros de téléphone de Doisy, Moons, son frère Charles, René Matthews… 487715, c’est le téléphone de Doisy. Je regarde cette liste de noms et je rêve à l’idée que peut-être, ils pourraient décrocher si l’envie me prenait de composer leurs numéros…

Mais j’aime aussi beaucoup la photo « plein pot » de la marionnette de Spirou et l’affiche inédite de Jijé, les photos de Lafnet, Blanche et Rob-Vel, celles des enfants Dupuis en pyjama… Il en reste une de Paul Dupuis et Blanche, son épouse. Ils sont décontractés, heureux, plein d’amour et de joie. C’est pendant la guerre, leur petit garçon de deux ans est en Angleterre -ils ne le reverront pas avant ses sept ans – et pourtant, ils sourient. Quelle leçon ! Nous n’avons pas encore placé cette photo mais je sais qu’elle aura SA place. Elle me touche beaucoup.

Nous avons commencé la rédaction des légendes. Sacré boulot !

Aujourd’hui, mardi, Philippe termine la mise en page du dernier chapitre, des annexes et des portraits.

C’est un vrai plaisir de travailler avec lui. Je le nourris de meringues, histoire de lui donner de l’énergie, lui qui travaille sept jours sur sept en ce moment…

A très bientôt,

Spirouette

Huit jou

8 oct 2010, Commentaires (2)

Joyeux anniversaire Fantasio !

Auteur: christelle

En tout cas, c’est ce que nous pourrons faire très bientôt car, à force d’éplucher minutieusement, et dans tous les sens, les documents que nous avons en notre possession, nous avons fini par découvrir quelques renseignements précieux. Et parmi eux… la date de naissance de fantasio ! Oui, nous sommes parvenus à dater sa toute première apparition. Pas sous le crayon de Jijé, trop facile… nous parlons du VRAI premier Fantasio, celui d’André Moons et Jean Doisy. Il était brun, avec une mèche blanche… En fait, parallèlement à la recherche de témoignages, nous effectuons tout un travail de chronologie qui nous aide à mettre en perspective les évènements, mais surtout, à pouvoir démêler le vrai du faux dans ce qu’on nous croyons savoir, ou bien ce qu’on nous dit. Cela donne une base solide à notre travail, une sorte de colonne vertébrale qui nous servira ensuite pour le déroulé de l’histoire.

Bon, en revanche, toujours pas de nouvelles de la marionnette de Fantasio. Saperlipopette ! La piste du collectionneur à Lille a fait chou blanc. Il nous a envoyé les photos des marionnettes qu’il a achetées à André Moons et Fantasio n’y figure pas… Nous allons tenter de convaincre des journalistes  de diffuser la photo. L’expérience nous a montré que tout pouvait, à un moment ou un autre, porter ses fruits.

Pour l’heure, nous sommes à fond dans le dossier Farfadet qui, nous le savons maintenant, est un épisode important dans la bio de Spirou. On s’attache à établir la chronologie du Farfadet, soit exactement la période 1942-1946. Nous pensions tous Spirou en sommeil à cette époque (« je dors mais mon coeur veille… »), or, il n’en était rien ; il était une vedette de music-hall pour enfants et a fait le ravissement de dizaines de milliers de spectateurs. Sacré Spirou !

A très bientôt,

ch.