Archives: avril 2012

20 avr 2012, Commentaires (5)

13+17+16+3+18+5+5+13+15 = 105 !

Auteur: christelle

Bien, maintenant, vous connaissez le sens du titre : c’est bien le dénombrement des pages rédigées à ce jour. 105.  Bon, c’est à peine plus que la dernière fois, c’est vrai, mais on n’est pas là non plus pour bâcler. En fait, depuis deux ou trois jours, Bertrand a entrepris son travail de remaniement de mes textes (à l’heure où j’écris il conclut 1937) et moi, je suis revenue sur des chapitres déjà rédigés, estimant qu’ils devaient être développés.

Ce matin, Bertrand m’a donné à lire ses ajouts et modifications sur l’intro (13 pages) et j’avoue que l’écriture à quatre mains est dans notre cas un vrai bonus. Mais bon, tout ça c’est un peu de la cuisine interne et j’en devine certains trépigner d’impatience à l’idée de connaitre le contenu… J’hésite parfois à vous en dire plus car j’ai l’impression que notre point de vue risque d’en surprendre certains et faute d’avoir accès à notre argumentaire, vous risquez d’être effrayés et d’avoir finalement une idée faussée de notre approche. Je vois d’ici les critique sur les forums « du sensationnel à tout prix juste pour justifier deux années de pseudos recherches, ma petite soeur aurait pu faire mieux, une analyse à deux balles, grossière et de parti-pris, etc. » Et ça, voyez-vous, à deux mois du final, c’est pas exactement les critiques dont on a besoin. Pourtant, il est vrai qu’on commence fort car après une vingtaine de lignes seulement, on vous présente sans fioriture Jean Dupuis comme père spirituel de Spirou. Ni plus ni moins. Et Rob-Vel ? Ben, disons qu’il vient après, dans l’histoire de notre espiègle au grand coeur. Bon, ça n’est pas révolutionnaire non plus comme théorie, on le sait bien. La différence ? La différence, c’est qu’on prend la place qu’il faut pour vous expliquer tout cela ! C’est vrai que des remises en questions de paternité, les premiers chapitres vont en être chargés. Rob-Vel, Davine, et même Jijé, à sa façon… L’histoire a tellement été galvaudée qu’elle a fini par perdre sa réalité et, paradoxalement, c’est ce qui est intéressant. On a le sentiment de raconter une histoire dépoussiérée de ses poncifs et de ses clichés, enrichie de détails, d’anecdotes…  le tout offert sur une mise en perspective qui, pour le moins, nous sera propre.  A défaut d’être d’accord avec nous sur le fond – vous en aurez le droit !- j’espère que vous trouverez au moins du plaisir à regarder les images…

Pour ce qui est de désaccord, là, Bertrand et moi nous le sommes sur un point crucial. Vendredi dernier, je me suis laissée aller à écrire le portrait de Doisy sur cinq pages. « Quoi ? Cinq pages ? Tu es folle, on ne peut pas parler de Doisy pendant cinq pages ! » Et moi, de lui répondre : « Non mais tu veux rire ? Tu veux que je te rappelle qui était Doisy ?! Et puis, si je me laisse vraiment aller, c’est trente pages que je peux écrire sur lui ! »  Bref, une semaine plus tard, le sujet n’est toujours pas clos. J’attends qu’il le lise… Je ne sais ce qu’il en restera, au final, mais je sais qu’il y a certaines formules qui me sont venues dans un état de grâce, à croire que je ruminais le sujet depuis des mois… Ceux qui auront lu mon blog souriront à la découverte du Doisy que je présente :comme « créatif, spirituel, malin, curieux, charismatique, engagé, énergique, héroïque, lettré… Bref, un homme magnifique… » Et j’en rajoute, un peu plus loin : « … l’homme se révélait coquet, distingué. Chemise impeccable, cravate des plus belles qui soient et costume réalisé sur mesure par un tailleur à qui il avait sauvé la vie pendant la guerre… De taille moyenne, la chevelure blanche et ondulante, magnifique, l’œil brillant, le sourire charmeur, l’allure vive et élégante, il portait en lui ce charisme dont il a su si souvent user pour parvenir à ses fins, lui qui savait ce qu’il voulait… et qui l’obtenait toujours. » Oui, vous avez raison, je me suis lâchée… Je ne sais si ça restera dans le texte final mais je me serai fait plaisir en l’écrivant…

La semaine prochaine, point d’écriture : trois jours en famille au Mont saint Michel et deux jours à Marcinelle pour clore notre travail de lecture des archives du Moustique et de Bonnes soirées. D’ici là, je vais relire les mémoires de Jean Dupuis ainsi que sa correspondance avec son fils Paul, histoire de vérifier que je n’ai rien laissé passer d’intéressant.

A très bientôt, mes chers ads !

spirouette

6 avr 2012, Commentaires (4)

Joyeuses Pâques !

Auteur: christelle
Vendredi, 17 heures, je viens de fermer le dossier Spirou.
Près de 90 pages sont écrites.
Elles n’ont pas toutes été faciles et je me suis bien souvent appuyée sur la chronologie détaillée que nous avons établie depuis deux ans pour respecter le fil du récit.
Allez savoir pourquoi, ce soir, on a l’impression du devoir accompli…
On peut boucler les valises et partir l’esprit serein pour ce week-end familial ; encore quelques jours et on sera les rois du monde !!!
Pour le plaisir, je réécoute le générique de ce bouquin, à savoir deux ou trois vieilles chansons de Pétula Clark… Aucun rapport, si ce n’est leur légèreté, inconditionnelle.
spirouette for ever !
2 avr 2012, Commentaires (3)

Ah la vache ! ! !

Auteur: christelle

Oui, dès le titre, je jure ! Si la semaine passée, tout s’était passé magnifiquement, là, on peut dire que ça se corse. Jusque-là, j’avais pour mission quotidienne de commencer ET finir un chapitre. Or, lundi, j’attaquais « 1938″, chapitre comprenant le premier numéro de Spirou et la somme de travail était telle que j’ai fermé mon dossier à minuit passé (le lendemain, je savais que la journée commençais tôt…) sans l’avoir bouclé pour autant. Et jeudi, quand j’ai enfin pu m’y remettre, j’ai perdu un temps fou à me remettre dans le texte. Ca commençait mal… et les choses ne se sont pas arrangées car lorsque l’ai voulu attaquer « 1939″ et le départ pour le front de Rob-Vel, là, ça n’a fait qu’empirer. Les interventions des uns et des autres ne s’emmanchaient pas très bien et, faute de témoins de cette époque et de témoignages s’y rapportant, de grosses lacunes dans le récit. Bref, je ne m’en sortais pas. A 17 heures, j’ai déposé les armes. Tout en nous occupant des affaires familiales, Bertrand et moi continuions à réfléchir au problème, le tordre dans tous les sens… Et finalement, nous avons choisi d’adapter la forme au fond en reprenant la main dans le rédactionnel. Fort de notre connaissance du sujet, c’est donc nous qui allons vous raconter cette période transitoire. La situation s’est totalement débloquée quand, vers 21 heures, « la phrase » m’est apparue ; celle qui fait que plus rien ne vous arrête. « Le décès prématuré de Luc Lafnet… » Il m’a suffit de ces quelques mots pour écrire jeudi soir, en trois heures, ce qui n’arrivait pas l’après-midi même.

Là, nous sommes lundi et j’ai la seconde phrase qui va nous permettre d’enchaîner sur le récit de guerre à Marcinelle au cours duquel nous allons vous raconter la Résistance, le théâtre du Farfadet, les A. d. S., etc. La phrase, c’est « Pendant ce temps, à Marcinelle… »

Voyez, ça ne tient pas à grand chose, parfois : prendre de la distance avec le problème, le regarder sous un autre angle… et attendre que la première phrase arrive. Quand elle est là, vous la reconnaissez immédiatement car dès lors, plus rien ne vous arrête !

Et là, chaud devant, c’est partiiii ! Enfin, jusqu’à la prochaine impasse…

Spirouette

PS : Si vous vous demandez pourquoi ce dessin d’Emile Bravo, c’est simplement parce que nous l’avons rencontré vendredi après-midi, dans un café de Montparnasse. Lui qui a intuitivement tout compris au personnage de Spirou tel qu’il a été conçu à l’origine, nous ne pouvions pas ne pas le questionner sur son point de vue…