Archives: février 2012

Anne-Marie, Monique et Pierre, trois frères et soeurs, neveux de Blanche Dumoulin… Ils ont très bien connu le couple Rob-Vel et Blanche et ils ont du conserver des photographies dans leurs albums de famille.

Le nom d’épouse de Monique est aujourd’hui Dubois et celui d’Anne-Marie, Berlemont.

Nos recherches pour les retrouver n’ont pas abouti. Si ces noms vous disent quelque chose ou si vous connaissez leurs enfants, contactez-nous de toute urgence. Nous savons d’expérience que les recherches généalogiques sont parfois un bon moyen de retrouver des personnes. Avez-vous des pistes ?

Même si par le biais de la soeur de Rob-Vel, nous avons obtenu de magnifiques photos, époque 1930- 1940, on a tout de même du mal à renoncer à en découvrir davantage…

Spirouette

24 fév 2012, Commentaires (1)

Ca y est, nous y sommes !

Auteur: christelle

Oui, nous y sommes enfin, à cette dernière étape, celle de l’agencement de tous les témoignages recueillis. Entre 80 et 100 témoins que nous avons personnellement rencontrés, auquels s’ajoutent les extraits d’entretiens des témoins principaux, à savoir Rob-Vel, Jijé et Franquin, les extraits du billet du Fureteur entre 1938 et 1950, et les quelques centaines d’extraits d’interviews d’autres témoins, trouvées ici ou là dans la presse locale ou les fanzines…

du Crochet de Loisel à Spirou, il n'y avait qu'un pas que nous avons allègrement franchi !

Il parait que la qualité d’un texte se mesure à l’aune de ce qui n’a pas été utilisé, des « restes »… C’est tellement vrai.

Nous devions aller la semaine prochaine à Bruxelles pour approfondir certains points… mais finalement, nous nous sommes ravisés. On commence à lâcher l’idée d’être absolument exhaustif, conscients qu’au point où nous en sommes, ce n’est pas l’un ou l’autre détail qui changera fondamentalement la face de notre livre. Bien, il n’empêche que nous sommes très contents d’avoir pu identifier avec certitude le balcon de l’appartement où habitait Rob-Vel en 1938. Nous nous sommes rendus sur place et sur la base des photographies d’époque, nous avons comparé la configuration des lieux. Pas de doute possible. L’envoi aujourd’hui des listes électorales consultées par son petit cousin ont confirmé, si besoin était, nos conclusions.

Nous sommes à la tête d’une matière gigantesque et c’est à nous de l’utiliser au mieux pour en tirer un récit cohérent, construit, passionnant, riche… Nous avons choisi la facilité, si je puis dire, en faisant le choix d’un récit chronologique qui constitue une solide base de travail que progressivement nous habillerons. Une belle colonne vertébrale, en somme.

Les titres des chapitres nous viennent sans prévenir et le récit se construit tout seul… Cela relève de la magie et ce constat est chaque fois fascinant. Combien de fois avons-nous entendu des auteurs dire que leur personnage avait fini par leur échapper. Ce principe est vrai même dans le cadre de l’écriture d’une monographie. C’est notre cinquième expérience dans le domaine et c’est à coup sûr la partie la plus excitante. Comparable à la maternité : on porte l’enfant en soi, on l’imagine, le rêve, l’idéalise et une fois né, le voilà qui grandit sous nos yeux. On le guide, on tente de l’élèver vers les grandes hauteurs tout en lui laissant sa part de liberté ; surpris, on s’émerveille à le voir pousser droit, magnifique, lui-même et unique.  Ce n’est pas exactement comme cela qu’on l’avait rêvé et on le prend tel qu’il est. Non, ce n’est pas vrai. Cette dernière remarque n’est valable que pour la maternité car pour ce qui est de l’écriture, je peux vous assurer qu’on n’a pas la même tolérance aux erreurs. On se maudit jusqu’à la dernière génération quand on découvre des erreurs qui ressemblent à des horreurs. On se dit qu’on fera mieux la prochaine fois, tout en priant pour que personne ne voit ce désastre…

Pour l’heure, nous reconstituons donc le grand puzzle de l’histoire de Spirou, énervés à l’idée qu’on a entre les mains une richesse formidable qu’aucun historien n’a jamais eu l’honneur de porter. On se sent tout petits, intimidés… on évite de se croire les rois du monde même si, intérieurement, l’émotion est comparable.

Voilà voilà…

Spirouette

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