Dernièrement, en compulsant les centaines d’interviews et articles de presse locaux que nous avons récupérées auprès de nos fabuleux collectionneurs/conservateurs, nous avons découvert l’existence de Spirou-Guignol. Certains d’entre vous connaissent peut-être…
Ce sont des fascicules d’une trentaine de pages datés de 1943 ou 1944, édités par les éditions Dupuis et destinés aux différents patronages pour aider leurs éducateurs à continuer à occuper sainement la jeunesse et faire vivre Spirou alors interdit de publication. A l’intérieur, des pièces de théâtre dont deux mettant en scène Spirou ! Certainement écrites par Doisy, naturellement. Une vingtaine de pages en tout. Autant dire que ce sont des inédits. Les illustrations sont riquiquis et ce n’est vraiment pas ça qui confère sa valeur au document.
Depuis, grâce au formidable Philippe Mouvet, nous avons retrouvé les documents et nous réfléchissons à une façon de les intégrer dans notre ouvrage. D’ailleurs, la reliure trouvée contient trois fascicules. Or, la mention « volume 1 » tend à prouver qu’il y aurait une suite. De plus, Thierry Martens se souvient avoir un jour trouvé un n°5 dans les archives Dupuis. Si on ajoute à cela qu’à la fin du numéro 3, un texte est « à suivre », on est en droit d’imaginer que la reliure est incomplète. Peut-être est-ce que l’un de vous saurait nous éclairer. N’hésitez pas : spirou.anthology@dupuis.com.
En réponse à un courrier reçu il y a quelques semaines, je voudrais vous préciser que notre but est bien de présenter dans leur intégralité tous les documents inédits que nous aurons réussi à retrouver et de façon tout autant lisible que visible. Que ce soit les planches d’essai de Colman, par exemple, ou de ce Spirou Guignol, vous n’échapperez à rien ! D’où l’importance de la décision éditoriale de nous offrir 3 volumes pour raconter cette grande saga. Il n’y aura aucune page de trop, je pense. In fine, nous vous transmettrons l’intégralité de nos découvertes, et au plaisir de lire une suite à nos recherches si un jour quelqu’un a l’envie de les reprendre là où nous les aurons laissées !
A très bientôt,
Spirouette !



