Archives: février 2011

12 fév 2011, Commentaires (1)

Elémentaire mon cher Velter !

Auteur: christelle

Yessss ! Ca y est, nous avons enfin découvert l’adresse de Rob-Vel quand il créa Spirou et la réponse était dans notre disque dur !

ici est né Spirou...

C’était une information somme toute très secondaire mais dans notre minutie à mener l’enquête, nous avions vraiment envie de pouvoir dire : « Voilà, c’est ici qu’est né Spirou. » Seulement, on manquait vraiment d’éléments pour le savoir. La nièce de Davine nous avait dit que c’était un appartement avec une grande terrasse dominant Paris. Dans une interview de Rob-Vel par Doisy parue dans le Moustique, (merci à Thierry Martens qui nous l’a signalée !) Doisy dit qu’il s’est rendu chez Rob-Vel,qu’il habite au 8ème étage d’un immeuble moderne (!) mais qu’il ne donnera pas l’adresse pour éviter que l’immeuble soit assailli par des hordes de lecteurs… Le bougre !

Les infos étaient donc minces… On avait essayé les pistes de l’acte de mariage, du livret militaire… mais elles n’avaient rien donné. A chaque fois, il nous manquait un renseignement administratif. Nous étions donc dans une impasse.

Or, hier, alors que je réorganisais les photos de Rob-Vel, je suis tombée sur une page de son album qui contenait un petit cliché pris fin 37 début 38 : Rob-Vel apparaît sur une magnifique terrasse dominant les toits de Paris, avec un immeuble très années 30 en fond d’image. Et, sous la photo, écrite par Rob-Vel, une légende mentionnant une adresse.

Immédiatement, mes facultés d’enquetrice ont été mises en alerte. J’ai donc revisionné toutes les photos et j’en ai trouvé deux autres où on reconnait très clairement cette terrasse si particulière. J’ai alors immédiatement tapé l’adresse sur Google et là, Google Maps m’a offert sur un plateau la confirmation de ma trouvaille : sur les photos proposées, on trouve un superbe immeuble années 30, on compte 8 étages… et on découvre un dernier étage avec terrasse qui semble bien être le nôtre…

Il ne nous reste plus qu’à y aller, prendre quelques photos de la maison natale de Spirou…

Enfin, on pourra bientôt apposer la fameuse plaque : « Ici est né Spirou à l’automne 1937. »

On est contents !

Comme je le disais, ce genre de détail n’est pas vraiment important, sauf que cela pose notre récit dans la réalité, l’histoire devient concrète et c’est exactement ce type d’anecdote qui donne   »la vie ».

A bientôt,

Les Spiroux.

11 fév 2011, Commentaires (3)

Auteur: christelle

l'histoire de Spirou racontée par Chaland

Bonjour,

Voici quelques semaines que nous n’avons pas fait état de l’avancée de nos recherches Et pour cause ! Disons que nous avons du travailler au ralenti, à la fois pour des raisons privées, mais aussi parce que, pendant un temps, Bertrand a emboité le pas à Biquette, Johan et Pirlouit, le temps de rédiger le dossier de la dernière intégrale à paraitre au Lombard ; et moi, de mon côté, j’ai suivi l’ombre du canotier d’Olivier Rameau, le temps de rédiger le dossier du troisième volume de son intégrale.

Ces petites incartades sont pour nous l’occasion de nous aérer un peu, histoire de ne pas trop perdre la tête dans ces recherches de folie autour de Spirou. On remarque d’ailleurs que même en travaillant sur d’autres sujets, on ne perd jamais tout à fait le fil de Spirou ; l’histoire de la BD est ainsi faite, absolument entremêlée. Du coup, nous élargissons notre point de vue, allant sur des terrains qui, étonnement, nous ramènent toujours à Marcinelle. Dans les archives de Nine Culliford, nous avons trouvé quelques photos tout à fait à propos pour nos recherches ; nous étions les premiers surpris, d’ailleurs, de les y trouver !

Bref, maintenant, on revient à Spirou, heureux de le retrouver. Vendredi dernier, Bertrand a enfin réussi à rencontrer Jidéhem. Je dis « enfin » car l’homme est très insaisissable. On ne compte plus les rendez-vous reportés… Pour notre ouvrage sur Delporte, nous n’avons jamais réussi à caler une rencontre, celle-ci s’est faite in extremis par téléphone. Là, Dupuis nous a chargés de rédiger le dossier de l’intégrale Starter à paraître, ce qui était une bonne occasion de le voir, de parler de Franquin et… de Spirou ! Trois heures d’entretien n’ont pas suffit à tout aborder et il va falloir y revenir, c’est certain, mais déjà nous avons quelques précieuses informations et quelques bonnes anecdotes.

De mon côté, j’ai entrepris la lecture de tous les rédactionnels de la rubrique Le Fureteur vous dira, écrit par Jean Doisy. Merci à Jean-Michel Flutet qui me les envoie par mail au fur et à mesure… 52 numéros par an, pendant dix ans… ça fait 520 pages ! Il s’y trouve quelques précieux renseignements que nous saurons réutiliser. C’est aussi et surtout un bon moyen de saisir l’atmosphère de l’époque, la personnalité de Doisy, etc.

A son propos, on aimerait très fort que notre travail ait pour effet de le réhabiliter. Il a fait un travail fabuleux, ça, tout le monde le sait dans les grandes lignes mais c’était aussi un personnage extraordinaire. Je ne suis toujours pas remise de ma rencontre post-mortem avec lui. Je reste fascinée et béate d’admiration… Il faudra d’ailleurs que je reste très distante dans le portrait que je ferais de lui pour que cela ne ressemble pas à une déclaration… Si je n’y réussis pas, de grâce, soyez indulgents avec moi…

En tout cas, j’espère bien que nous réussirons à lui rendre la place qu’il mérite dans l’histoire du journal, de Dupuis et de Spirou. Ces deux dernières semaines, nous avons découvert avec bonheur les pages de la Galerie des illustres parues dans Spirou. Blutch puis Dupuy et Berbérian en étaient les invités et ils ont parlés de Delporte. Là, incontestablement, on a pu voir qu’ils avaient lu notre livre sur lui. Avec un peu de chance, après parution de notre Spirou anthology, on parlera aussi de l’importance de Doisy comme on parle aujourd’hui de Delporte…

A bientôt,

Les Spiroux !