Archives: janvier 2011

Franquin photographiant le chateau de Skeuvre, haut lieu champignacien (coll. Franquin SA)

Depuis des mois voici qu’on pavane avec nos rencontres, nos découvertes, etc. un peu ivres de cette aventure. Seulement, il y a un moment où il faut qu’on vous dise toute la vérité : et la vérité, c’est juste que nous avons autour de nous tout un tas de personnes qui nous secondent sacrément ! Sans eux, nous n’en serions pas là !

Nous vous avions déjà parlé de la bienveillance avec laquelle tous les témoins nous aident dans nos recherches et combien ils nous sont précieux. Nous avions également évoqué le soutien formidable de notre éditeur.

Seulement, il y en a quelques autres qui, eux, n’ont aucun intérêt dans l’histoire, si je puis dire, et pourtant… Nous sommes en contact quasi permanent avec eux et notre projet leur doit vraiment beaucoup.

Alors voilà, il est temps de rendre hommage à Philippe Mouvet, grand connaisseur de Spirou, auteur des ouvrages publiés à L’Age d’Or, qui s’est intéressé au personnage bien avant nous (!) et nous fait profiter de son immense savoir. Ses mails commencent toujours par un amical   »Bonjour les ads ! »

A Jean-Michel Flutet, webmaster du site toutspirou.fr qui, à la vitesse de l’éclair, nous expédie en fichier numérique toutes les pages du journal que nous ne manquons pas de lui demander quand il s’en trouve une qui suscite notre intérêt. Grâce à lui, c’est un peu comme si nous avions la collection complète des reliures du journal à la maison… et Dieu sait combien ces scans nous sont utiles !

A Alain Maury qui, au pied levé, restaure l’un ou l’autre document déniché et nous en fournit une version publiable.

A Philippe Capart qui ne manque jamais de partager ses archives d’entretiens avec les uns ou les autres, les hommes de l’ombre qu’il a pris le temps de rencontrer quand il en était encore temps. C’est grâce à lui que nous aurons des propos de Géo Salmon, par exemple. Il a également un point de vue très intéressant sur les faits, analyse que nous avons plaisir à mettre à l’épreuve pour enrichir la nôtre.

A Henri Thyssens, fin connaisseur de l’œuvre de Luc Lafnet, toujours prêt à expertiser les documents que nous lui soumettons et à nous aider dans l’avancée de notre enquête.

A Yann, avec qui nous échangeons sur le fameux voyage au Mexique de Franquin Morris et Jijé. Et là, le plus drôle, c’est que nos recherches se télescopent ! Ainsi nous lui fournissons nous aussi des informations pour l’élaboration de son scénario sur cet épisode !

A Thierry Martens avec lequel nous avons une correspondance érudite sur le sujet. Dès qu’une interrogation pointe, nous la soumettons à son savoir et sa mémoire quasi encyclopédique.

Et dernièrement, Philippe Benoist, amateur de Davine, qui, via ce blog, vient d’entrer lui aussi dans la danse !

Le plus beau dans tout cela, c’est que, pour la plupart, nous ne les avons  jamais rencontrés ! La rencontre s’est faite au hasard de nos recherches, via le net, et leur efficacité n’a d’égal que leur gentillesse et leur disponibilité. Ils ne nous doivent rien et pourtant, leur apport à nos recherches est inestimable ; qu’ils en soient ici infiniment remerciés. Leur générosité force notre respect…

Et puis il y a les autres, les Maurice Rosy, les Jannin, les de Kuysche, les Daniel Depessemier, (pardon à ceux qu’on oublie…) qui ne manquent jamais de nous communiquer des infos quand ils en ont.

Spirou anthology, c’est la mise en place de tout un réseau.

C’est aussi une belle aventure humaine, autant dans les coulisses que dans le récit que nous vous ferons le moment venu.

73 ans plus tard, Spirou, c’est encore et toujours la devise des A. d. S. :

Spirou ami, partout, toujours !

Plus que jamais les amis.

3 jan 2011, Commentaires (0)

Robert, Blanche, Luc… et Davine !

Auteur: christelle

Une nouvelle année s’annonce et nos recherches ont fait un retour dans le passé. Non, n’y voyez pas une quelconque régression : simplement, les hasards de nos contacts nous font naviguer d’une époque à l’autre…

planche de Spirou datée de 1939 et signée... Davine et Rob-Vel.

Comme le laissait pressentir nos dernières nouvelles, nous sommes revenus à l’époque de la création du personnage, au temps où Rob-Vel était encore le dessinateur de Spirou. Jusque-là, tout va bien. Sauf que, comme nous, vous avez pu lire ici ou là l’intervention d’un second larron en la personne de Blanche Dumoulin, dite Davine, qui a repris le personnage lors de la mobilisation de son mari en 39. Et puis, ici ou là, vous avez également lu le nom d’un troisième larron : Luc Lafnet. Et c’est là que les choses se corsent… Entre les trois, il y a un mystère. Qui a vraiment fait quoi ? Et pourquoi ? Autant de questions pour lesquelles nous n’avons que des ébauches de réponses. Si ce n’est que nous sommes en contact avec la famille du peintre, Luc Lafnet. Et sa nièce a bien des souvenirs… mais pas les preuves qui vont avec. Comme je vous le disais précédemment, les archives seraient entre les mains d’une âme peu disposée à s’intéresser au sujet et, mille fois hélas, les preuves des souvenirs de notre témoin sont dans les archives… Courant janvier, nous allons faire un saut à Liège pour rencontrer une seconde nièce de Luc Lafnet. Celle-ci avait 14 ans en 1939, lors de la mort du peintre, et aurait vraisemblablement des souvenirs plus matures…

De toute façon, les éléments que nous avons en main sont déjà absolument renversants. Là, pour le coup, il s’agit d’une véritable bombe qui réécrirait absolument toute la genèse du groom au calot rouge. Mais en l’absence de preuves… Pour l’heure, faute d’archives, nous en sommes aux déductions et autres examens de documents, aidés en cette tâche par diverses personnes qui, chacune à leur manière, se sont penchées sur le sujet. L’enquête prend la forme d’un véritable « whodunit », le principe de réflexion des romans à énigmes classiques, et elle n’en devient que plus passionnante encore. On se surprend à regarder leurs photos et à se demander ce qu’ils ont bien pu manigancer… Quel secret ont-ils emportés dans leur tombe ? Et plus on regarde la première planche de Spirou, plus on se dit que la réponse est devant nos yeux.

Du coup, tous les renseignements que vous pouvez avoir sur les diverses publications de Blanche Dumoulin dite Davine sont les bienvenus. Dernièrement, un amateur de Davine nous a envoyé une planche de Bizouk et Pelik qui faisait référence à Spirou et sans le savoir, ce lecteur nous a offert à méditer sur le mystère évoqué plus haut… Une pièce à conviction de plus !

Hélas, vous allez nous détester car si nos recherches aboutissent, vous comprendrez que nous ne vous en dirons rien avant la sortie de notre livre, dans deux ans. D’ici là, nous laisserons filer la légende comme elle le fait depuis soixante-treize ans déjà.

A bientôt,

ch.